Cash de Eric Besnard, avec Jean Dujardin, Alice Taglioni, Jean Reno, Valeria Golino...
Synopsis :
Un arnaqueur évite les agressifs. Et encore plus les agressifs armés. Solal a oublié cette règle. Résultat, il est mort, assassiné par un mauvais perdant.L'affaire aurait dû en rester là. Mais Solal a un frère : Cash. Et Cash a décidé de le venger. A sa manière. En élaborant une arnaque de haut vol.Toutefois, l'adversaire est sur ses gardes. Et Cash et ses amis se sont peut-être attaqués à plus fort qu'eux... Dans ce genre d'opération, les alliances se font et se défont, les complices sont parfois des traîtres et les traîtres des complices. A la fin, une seule chose compte : qui est le pigeon ?
Critiques de la presse :
Télérama, par Guillemette Odicino : *
A l'exception d'une vente de charité cocasse et d'un face-à-face à peu près glamour sur un yacht, ce manège de pigeons, de chats et de souris n'est qu'un divertissement plaqué or, à l'image de son casting.
Première, par Matthieu Carratier : *
Le charme opère par instants, mais l'exercice de style en manque trop pour être totalement convaincant.
Elle, par Anne Diatkine : ***
Un polar haletant et grand public, sans violence excessive ni vulgarité pénible, [même si] on n'a rien compris à ce jeu où chacun est la dupe de l'autre.
27 robes de Anne Fletcher, avec Katherine Heigl, Edward Burns....
Synopsis :
Jane a toujours été plus douée pour prendre soin du bonheur des autres que du sien. Toute sa vie, elle s'est évertuée à rendre ses proches heureux, et les 27 robes de demoiselle d'honneur qui remplissent son armoire sont autant de preuves de son dévouement. Lors d'une soirée mémorable, Jane parvient à faire la navette entre deux réceptions de mariage, l'une à Manhattan, l'autre à Brooklyn, sous les yeux ébahis de Kevin, un journaliste qui réalise que l'histoire de cette accro aux mariages pourrait lui apporter la gloire qu'il espère tant. Pour compliquer les choses, la vie parfaitement réglée de Jane est bouleversée par l'arrivée de sa petite soeur, Tess. George, le patron de Jane, tombe très vite sous le charme de Tess, et cette dernière demande tout naturellement à sa soeur d'organiser leur mariage. Mais cette fois, les choses se compliquent, car Jane est elle-même secrètement amoureuse de George...
Critiques de la presse :
Télérama : *
(...) la comédie sentimentale américaine de saison, aussi imprévisible, mais pas moins savoureuse qu'une pièce montée industrielle. A consommer avec modération.
Le Monde, par Jacques Mandelbaum : **
[La vie] du spectateur ne sera pas bouleversée par cette gentillette comédie sentimentale.
Première, par Matthieu Carratier : **
Katherine Heigl, de tous les plans, (...) livre une performance imparable qui devrait aisément la consacrer nouvelle reine de la "rom-com".
REC de Paco Plaza et Jaume Balaguero, avec Manuela Velasco, Ferran Terraza...
Synopsis :
Angéla est journaliste pour une télévision locale. Accompagnée de son caméraman, elle relate le quotidien de ceux qui travaillent la nuit.Ce soir, elle est dans une caserne de pompiers. La nuit est calme, aucune urgence. Jusqu'au coup de fil d'une vieille dame qui réclame du secours. Le tandem suit les pompiers et découvre en arrivant sur place des voisins très inquiets. D'horribles cris ont été entendus dans l'appartement de la vieille dame. Angéla perçoit la tension des habitants, son reportage devrait enfin sortir de la routine... Elle n'imagine pas à quel point !
Critiques de la presse :
Le Parisien, par Charlotte Moreau : ****
Quatre-vingt minutes de pure trouille, dont on ressort à la fois perturbé et euphorique. Heureux d'avoir assisté à un spectacle intelligent, qui ne prend pas le spectateur pour un sadique.
Le Monde, par Jean-François Rauger : ***
Le parti pris "moderne" (...) permet d'intensifier la peur du spectateur. L'autre intérêt du film (...) est sa vision de la société (...). [C'est un] constat pessimiste qui ressort de la description de ce petit monde maltraité par une épouvante de cinéma.
Première, par Matthieu Carratier : **
Au bout d'une heure, impossible de ne pas se poser la question qui fâche: vous continueriez à filmer, vous, avec douze morts-vivants galopant à vos trousses pour vous chiquer le mollet ? Efficace, à défaut d'être révolutionnaire.
Jeux de Dupes de George Clooney, avec George Clooney, Renée Zellweger...
Synopsis :
En 1925, le football professionnel n'est encore qu'un sport de brutes, parrainé par des petits entrepreneurs locaux à l'usage d'un public rural des plus clairsemés. Faute de règles, les matches tournent le plus souvent au pugilat, mais nul ne s'en plaint : les tribunes sont quasi-désertes...La pilule est d'autant plus amère pour le fringant Dodge Connolly, capitaine des "Bulldogs", qu'à la même époque, le football universitaire remplit les stades. C'est ainsi que l'étudiant Carter Rutherford est devenu l'idole des foules, qui ne se lassent pas d'admirer sa rapidité, son sens tactique, ses feintes légendaires. Et chacun se souvient que "Carter le Bolide" se fit d'abord connaître en capturant seul des dizaines de soldats allemands durant la Grande Guerre...Lorsque Dodge et son équipe sont lâchés en pleine saison par leur sponsor, les joueurs se dispersent, les uns reprenant le chemin de la mine, les autres celui des champs. Dodge, qui a consacré toute sa vie au sport, n'arrive plus à trouver le moindre emploi, faute de qualification. A bout de ressources, mais jamais à court d'idées, il gagne Chicago et persuade Carter de quitter temporairement la fac pour donner aux "Bulldogs" l'occasion de se reconstituer et, surtout, de se faire enfin un nom.Une jeune et charmante journaliste, Lexie Littleton, se joint alors à l'équipe pour en relater les exploits...
Critiques de la presse :
Le Figaroscope, par Emmanuèle Frois : ***
Clooney incarne l'antihéros bourré d'humour, de séduction et surtout d'autodérision. (...) Mais, ne nous leurrons pas, "Jeux de dupes" (...) tient essentiellement au charme de l'acteur.
Télérama, par Pierre Murat : **
Il semble perdu, le secret de la vélocité " hawksienne ", où le rythme semblait, à chaque instant, dicter les actes et les sentiments des personnages. A défaut, Clooney a misé sur le charme.
Première, par Gérard Delorme : **
Pour sympathique qu'elle soit, la position de [George Clooney] est inaboutie et immature. Elle n'est pas très loin de la posture des rouspéteurs contemporains vis-à-vis de l'interdiction de fumer.
Funny Games U.S. de Michael Haneke avec Naomi Watts, Tim Roth, Michael Pitt...
Synopsis :
Ann, George et leur fils Georgie sont en route vers leur résidence secondaire pour ypasser l'été. Leurs voisins, Fred et Eva, sont déjà arrivés et ils décident de se retrouvertous le lendemain matin pour une partie de golf. Tandis que son mari et son fils s'affairent sur leur voilier récemment remis en état, Ann commence à préparer le dîner. Tout à coup, elle se trouve face à face avec un jeune homme extrêmement poli, Peter, un des invités de ses voisins, venu, à la demande d'Eva, lui emprunter quelques oeufs. Ann s'apprête à les lui donner quand soudain, elle hésite. Comment Peter est-il entré dans leur propriété ? Les choses prennent vite un tour étrange et débouchent sur une explosion de violence.
Critiques de la presse :
Première, par Véronique Le Bris : ****
En faisant monter la trouille quasiment dès le générique, Michael Haneke prouve une fois de plus que sa démarche est nécessaire. Voire indispensable.
Télérama, par Jacques Morice : ***
Pour :
Eprouvant, le film l'est toujours, presque plus. Qu'une seconde vision n'entame pas sa puissance tétanisante est déjà en soi la preuve qu'il n'obéit pas à des principes purement mécaniques.
Télérama, par Louis Guichard : *
Contre :
Face à cette déferlante aux effets secondaires encore imprévisibles, mettre à nu les mécanismes du bon vieux cinéma de fiction, est-ce vraiment le geste qui urge ?
Les citronniers de Eran Riklis, avec Hiam Abbass, Ali Suliman...
Synopsis :
Salma vit dans un petit village palestinien de Cisjordanie situé sur la Ligne verte qui sépare Israël des territoires occupés. Sa plantation de citronniers est considérée comme une menace pour la sécurité de son nouveau voisin, le ministre israélien de la Défense. Il ordonne à Salma de raser les arbres sous prétexte que des terroristes pourraient s'y cacher. Salma est bien décidée à sauver coûte que coûte ses magnifiques citronniers. Quitte à aller devant la Cour Suprême afin d'y affronter les redoutables avocats de l'armée soutenus par le gouvernement.Mais une veuve palestinienne n'est pas libre de ses actes surtout lorsqu'une simple affaire de voisinage devient un enjeu stratégique majeur. Salma va trouver une alliée inattendueen la personne de Mira l'épouse du ministre. Entre les deux femmes s'établit une complicité qui va bien au-delà du conflit israélo-palestinien.
Critiques de la presse :
Elle, par Anne Diatkine : ****
Comme le dit l'avocat de Salma, "nous ne sommes pas dans un film américain", et les personnages sont bien plus complexes que l'énoncé de leur appartenance. Un formidable film d'actrices.
Le Monde, par Jean-Luc Douin : ***
Une réflexion politique et une leçon humaine. Les Citronniers illustre de façon démonstrative l'incompréhension et la défiance qui rongent les populations.
Première, par Christophe Narbonne : **
Bien qu'efficace, la démonstration sent un peu le réchauffé. (...) les portraits de femmes emportent le morceau.

